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Document 1 : Les progrès de la science. 

506px_Tableau_Louis_Pasteur«  La médecine et la chirurgie ont fait autant de progrès que l’hygiène. Les rayons X [découverts en 1895] permettent au médecin, comme au chirurgien, de voir à l’intérieur du corps de leurs malades et même de photographier leurs os. La découverte du chloroforme [utilisé à partir de 1850] permet d’endormir ceux à qui on fait les opérations les plus douloureuses. Enfin, grâce aux pansements antiseptiques, les plaies se guérissent plus vite et la gangrène n’est plus à craindre. […] Ajoutons à cela les belles découvertes de Pasteur. Un enfant, horriblement mordu par un chien enragé, a été guéri à l’Institut Pasteur de Paris [en 1885]. A cette heure, nous devons à ses disciples la guérison de la diphtérie, celle de la morsure des serpents… »

G. Bruno, Le Tour de France par deux enfants, 1901.

 



Document 2 : La théorie de l'évolution de Darwin.

467px_Charles_Darwin_01Naturaliste anglais, Charles Darwin (1809-1882) propose une théorie selon laquelle tous les êtres vivants présents sur Terre sont le produit d'une longue série de mutations génétiques. Il explique que la diversité des espèces et leur métamorphose en d'autres espèces n'est que la fruit d'adaptations et de la sélection naturelle. Cette théorie s'oppose à la pensée de l'Eglise, qui prétend que la Terre et les espèces qui la peuplent sont l'oeuvre de Dieu. Darwinn ajoute que l'Homme n'est qu'une espèce animale parmi les autres, la faisant remonter aux premiers singes. 

 

 



Document 3 : Lettre de Jules Ferry aux instituteurs (17 novembre 1883)

200px_Julesferry"Monsieur l'instituteur, [...] la loi du 28 mars [...] met en dehors du programme obligatoire l'enseignement de tout dogme particulier et place au premier rang l'enseignement moral et civique. L'instruction religieuse appartient aux familles et à l'Eglise, l'instruction morale à l'Ecole. Le Législateur [a séparé] l'Eglise de l'Ecole [pour] assurer la liberté de conscience et des maîtres et des élèves, de distinguer deux domaines trop longtemps confondus.

 



Document 4 : Le catholicisme social

papa_leon_XIII_thumb"Le premier principe à mettre en avant, c'est que l'homme doit prendre en patience sa condition. Il est impossible que dans la société, tout le monde soit élevé au même niveau. C'est là ce que poursuivent les socialistes ; mais contre la nature tous les efforts sont vains. [...] L'erreur capitale dans la question présente, c'est de croire que les deux classes sont ennemies, comme si la nature avait armé les riches et les pauvres pour qu'ils se combattent mutuellement. [...] Dans la société, les deux classes ont besoin l'une de l'autre. [...]

L'ouvrier doit fournir tout le travail auquel il s'est engagé. Il ne doit point léser son patron, ni dans ses biens, ni dans sa personne. Ses revendications doivent être exemptes de violences. [...] Quant aux patrons, ils ne doivent point traiter l'ouvrier en esclave. Parmi les devoirs principaux du patron, il faut mettre au premier rang celui de donner à chacun le salaire qui convient. L'équité demande donc que l'Etat se préoccupe des travailleurs et fasse en sorte que, de tous les biens qu'ils procurent à la société, il leur en revienne une part convenable.

La théorie socialiste de la propriété collective est absolument à répudier. Que ceci soit donc bien établi : le premier principe sur lequel doit se baser le relèvement des classes inférieures est l'inviolabilité de la propriété privée".

Encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII, 15 mai 1891.

 


 

Document 5 : La Bénédiction des Blés, huile sur toile de Jules Breton, 1857, Musée des Beaux-Arts, Arras

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Au XIXe siècle, la société française est encore majoritairement rurale et catholique. A la ville, le monde ouvrier ne fréquente plus l'église que pour les naissances, des mariages et les enterrements.

 

 

 

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